L'affaire de La Barre

À propos

1766 : L´affaire Sirven occupe toujours un Voltaire déjà plus que septuagénaire. D´Abbeville, arrive une rumeur : un jeune homme d´un peu plus de vingt ans, François-Jean Lefebvre de La Barre vient d´être exécuté pour blasphème et impiété : commence, pour Voltaire, l´affaire de La Barre. Ce dont fut accusé le jeune homme est presque insignifiant : il aurait tailladé une effigie du christ ; par le passé, le jeune avait déjà fait des siennes en refusant de retirer son chapeau au passage d´une procession. De La Barre, adolescent provocateur, esprit insolent ; comme il sied à son âge, n´a guère fait plus que cela.
Son dossier d´accusation repose sur la rancune d´un homme, le maire et enquêteur de la ville ; sur de la bêtise, sur du conservatisme, ainsi que sur quelques rumeurs ; sur les deux-cents témoins convoqués, seuls trois sont de vrais témoins oculaires. Qu´importe ! C´est à la condamnation qu´on le voue : sa mise à mort sera d´une barbarie sans nom. De La Barre reste dans l´histoire judiciaire française comme le dernier homme condamné pour blasphème. Voltaire, défenseur acharné de sa mémoire, de sa cause ; auteur restituant l´endurance de son calvaire a passé plus de dix ans de sa vie à plaider les louanges du martyr. Il en ressort un corpus de textes, de lettres, d´appels, de cris, de rage d´une terrible actualité.

Rayons : Sciences humaines & sociales > Philosophie

  • EAN

    9782369460169

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    69 Pages

  • Poids

    82 Ko

  • Distributeur

    Numilog

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    Numilog

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    Numilog

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    ebook (ePub)

Voltaire

1694-1778. Dernier enfant d'un riche notaire, Voltaire fait ses études chez les Jésuites et fréquente la haute société libertine. A la suite d'une altercation avec le Chevalier de Rohan, il s'exile en Angleterre où il découvre la philosophie de Locke (1726-1729). Il partage ensuite la vie de Mme du Châtelet, puis rentre à Paris où il mène une carrière de courtisan avant de tomber en disgrâce. De 1750 à 1753, il voyage à la cour de Berlin et se brouille avec Frédéric II. Enfin, en 1760, il s'installe à Ferney, sur la frontière franco-helvétique et en compagnie de Mme Denis, il règne sur un millier d'âmes, se fait agriculteur, architecte, fabricant de montres et de bas de soie. En 1778, il revient à Paris: le peuple de la capitale l'accueille avec un tel enthousiasme que certains historiens voient dans cette journée du 30 mars la première des "journées révolutionnaires".
On le croyait dramaturge; de nos jours, son théâtre est oublié mais il nous reste 1500 lettres, un Dictionnaire philosophique et une trentaine de contes. Il nous reste son intelligence, son ironie, sa rosserie, sa générosité et sa fantaisie. Maître de l'humanisme, il a collaboré à l'oeuvre de civilisation par sa lutte contre toutes les oppressions, au nom du bien-être, de la justice et de la libre pensée.

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