Lettre philosophique, morale et littéraire de Voltaire aux Français

À propos

Aux Champs-Élysées, août 1818.MES CHERS FRANÇAIS,J'ai lu, dans les feuilles périodiques que nous recevons ici très régulièrement, que vous daigniez vous occuper beaucoup là-haut du vieux philosophe de Ferney. Cette nouvelle m'a fait plaisir, et m'a fait concevoir ridée de vous adresser une épître en prose, et non en vers, quoique cette manière de s'exprimer me soit devenue familière.On m'a apporté un exemplaire de toutes les éditions complètes de mes ouvrages qui paraissent en ce moment, et j'ai vu, avec satisfaction, qu'on y réunissait la, correction et l'élégance ; j'ai observé qu'on avait suivi dans le classement de toutes ces productions, si différentes les unes des autres, un ordre clair et lumineux, qui ne peut qu'honorer les éditeurs, et assurer le succès de leur entreprise.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

Avis des internautes

Avis général

(Cet ouvrage n'a pas encore d'avis)

Donnez votre avis

(De "Peu d'intérêt" à "Excellent")

Rayons : Littérature générale > Œuvres classiques

  • EAN

    9782346035557

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    55 Pages

  • Action copier/coller

    Dans le cadre de la copie privée

  • Action imprimer

    Dans le cadre de la copie privée

  • Partage

    Dans le cadre de la copie privée

  • Distributeur

    Immatériel

Voltaire

1694-1778. Dernier enfant d'un riche notaire, Voltaire fait ses études chez les Jésuites et fréquente la haute société libertine. A la suite d'une altercation avec le Chevalier de Rohan, il s'exile en Angleterre où il découvre la philosophie de Locke (1726-1729). Il partage ensuite la vie de Mme du Châtelet, puis rentre à Paris où il mène une carrière de courtisan avant de tomber en disgrâce. De 1750 à 1753, il voyage à la cour de Berlin et se brouille avec Frédéric II. Enfin, en 1760, il s'installe à Ferney, sur la frontière franco-helvétique et en compagnie de Mme Denis, il règne sur un millier d'âmes, se fait agriculteur, architecte, fabricant de montres et de bas de soie. En 1778, il revient à Paris: le peuple de la capitale l'accueille avec un tel enthousiasme que certains historiens voient dans cette journée du 30 mars la première des "journées révolutionnaires".ÿOn le croyait dramaturge; de nos jours, son théâtre est oublié mais il nous reste 1500 lettres, un Dictionnaire philosophique et une trentaine de contes. Il nous reste son intelligence, son ironie, sa rosserie, sa générosité et sa fantaisie. Maître de l'humanisme, il a collaboré à l'oeuvre de civilisation par sa lutte contre toutes les oppressions, au nom du bien-être, de la justice et de la libre pensée.

empty