L'homme désincarné ; du corps charnel au corps fabriqué

À propos

« Notre corps charnel nous est propre, mais il ne nous appartient pas comme un bien, autrement dit une propriété aliénable, que l'on peut donner ou vendre, comme un vélo ou une maison. La confusion fatale entre les deux est délibérément entretenue par l'idéologie ultralibérale qui veut nous persuader que, puisque notre corps "nous appartient", nous sommes libres de l'aliéner. Admirons le paradoxe. » Sylviane Agacinski. L'homme moderne veut dominer la nature, changer sa nature, et s'affranchir de la chair, de la mort et de la génération sexuée. Grâce à la puissance scientifique et technique, certains rêvent de changer de corps et de produire leur descendance en laboratoire. L'homme futur sera-t-il sexuellement indifférencié? Naîtra-t-il sans père ni mère? Aux dépens de qui? À la veille du débat au Parlement, et alors que la 'bioéthique' semble perdre tout repère, ce Tract nous alerte sur les dangers d'un ultralibéralisme dont le modèle, en ce domaine, est la Californie.

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Rayons : Littérature générale > Littérature argumentative > Essai littéraire

  • EAN

    9782072867361

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    48 Pages

  • Poids

    163 Ko

  • Distributeur

    Gallimard

  • Support principal

    ebook (ePub)

Sylviane Agacinski

Sylviane Agacinski, professeur agrégée (EHESS), a publié aux Éditions du Seuil Politique des sexes, 1998 (édition revue et augmentée, précédée de Mise au point sur la mixité, Points, 2001) ; Le Passeur de temps. Modernité et nostalgie, 2000 ; Journal interrompu, 24 janvier-25 mai 2002, 2002, et Métaphysique des sexes, masculin/féminin aux sources du christianisme, 2005 (Points-Essais, 2007).

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